José Carlos Fernandes

Le plus mauvais groupe du monde (épisodes 1 et 2)

Bande Dessinée
170x245 mm / 144 pages
Traduit du portugais par Dominique Nédellec
Couverture cartonnée couleur / intérieur couleur
Prix : 19.30 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782916589343

Le plus mauvais groupe du monde (épisodes 1 et 2)

Le plus mauvais groupe du monde présente :
1. Le kiosque de l’utopie
2. Le musée national de l’accessoire et de l’insignifiant

Au fil des pages, le lecteur découvre la vie de quelques habitants d’une cité dont il ignore le nom et la situation géographique exacte (les voitures et les vêtements font penser à une ville américaine des années 50), en particulier celle de Sebastian Zorn, Ignacio Kagel, Idálio Alzheimer et Anatole Kopek, tous membres d’un jazz band (« le plus mauvais groupe du monde, résultat d’un mélange inouï d’ineptie et d’absence totale de sens musical »). On croisera aussi Thomas Flugelhorn, le compilateur de coïncidences, Barbara Zahn, auteur d’un annuaire odontologique, Elvino B. Weiss, l’un des principaux activistes de la Fondation pour le recul de la science, Roberto Rosz, directeur du musée de l’accessoire et de l’insignifiant, Kaspar Grosz, secrétaire général du Parti impopulaire idiosyncrasique, et bien d’autres… Les histoires sont indépendantes les unes des autres mais le plaisir de lecture s’accroît à mesure que l’on retrouve tel ou tel personnage, plongé dans un désarroi qui diminue rarement. Les destins des uns et des autres se croisent, s’entrechoquent parfois, ajoutant ainsi à la confusion ambiante. Alors que tout a l’air normal, l’absurde se répand inexorablement. Badin, opiniâtre, philosophe, méticuleux, obsessionnel, interloqué, sceptique, gauche, scrupuleux : quel que soit le caractère de chacun de ces personnages, tous s’efforcent de trouver leur voie dans le dédale de la ville (et de la vie). Vies brèves d’hypocondriaques, de doux dingues et de monomaniaques, petites chroniques de la folie ordinaire, portraits de neurasthéniques divers et variés, de fêlés du dimanche ou de génies à la petite semaine, instantanés de la vie comme elle ne va pas toujours : José Carlos Fernandes excelle à dépeindre un monde qui ressemble fort au nôtre et des êtres qui sont nos semblables.

José Carlos Fernandes

José Carlos Fernandes est une des références majeures de la bande dessinée portugaise. Né en 1964 à Loulé, il se consacre à la BD depuis 1989, date de ses premières publications (des adaptations de Garcia Marquez et de Ray Bradbury). Auteur prolifique, il a depuis signé pas moins de deux mille planches de bande dessinée parues dans des fanzines et sous forme d’albums. Le plus souvent placé sous le signe de l’humour et de l’ironie, le travail de José Carlos Fernandes peut être lu tantôt comme une critique décalée des effets pervers de la société de consommation, du rationalisme et du scientisme, tantôt comme une réflexion relevant de l’art contemporain. Le talent de José Carlos Fernandes s’est définitivement imposé grâce à ce qui constitue (jusqu’ici) son chef-d’oeuvre : A Pior Banda do Mundo (Le plus mauvais groupe du monde). Six volumes ont paru au Portugal depuis 2002. Cette série, d’une grande qualité d’écriture, drôle et érudite, a valu à l’auteur de multiples prix et distinctions et a été publiée en Espagne, au Brésil et en Pologne. Plusieurs histoires ont fait l’objet d’adaptations au cinéma et au théâtre, au Brésil et au Portugal. Salué comme une des meilleurs bande-dessinées de l’année 2009, le premier volume a rencontré en France un véritable enthousiasme critique et public.