José Carlos Fernandes

Le plus mauvais groupe du monde (épisodes 3 et 4)

Bande Dessinée
170x245 mm /112 pages
Traduit du portugais par Dominique Nédellec
Couverture cartonnée couleur / Intérieur couleur
Prix : 17.30 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782916589558

Le plus mauvais groupe du monde (épisodes 3 et 4)

3. Les ruines de Babel
4. La grande encyclopédie des connaissances obsolètes

Même décor, même personnages : Sebastian Zorn, Ignacio Kagel, Idálio Alzheimer et Anatole Kopek, les membres du plus mauvais groupe du monde, errent dans cette ville étrange, aux gré de leurs divers engagements, plus minables les uns que les autres. Ils seront ainsi pour un temps artistes résidents au « Parc des perversions », où leurs prestations musicales peineront à séduire un public attiré là par d’alléchantes attractions : jardin zoophilique, tératodrome ou encore pornorama. Comme dans le livre précédent, Fernandes donne libre cours à son imagination débridée, suivant cependant un fil conducteur bien net dans chacune des parties.

Ainsi dans Les Ruines de Babel, l’accent porte sur les questions liées au langage et à la littérature : on y rencontre des propositions susceptibles de révolutionner la création littéraire telles que la « machine à versifier », des cours d’écriture dispensés par l’« Ecole des hautes études en sophistique et dilettantisme » ou encore « le spécialiste instantané en tout et n’importe quoi », un imposant manuel universel de conversation...

Dans La Grande Encyclopédie des connaissances obsolètes, Fernandes joue plutôt du caractère éminemment poétique de l’imaginaire lié aux sciences, inventant les disciplines des plus farfelues, de nouvelles lois comme « la loi de la conservation totale du sommeil », ou de prometteuses perspectives de recherches, ainsi la possibilité de « mettre à profit l’énergie associée à l’électricité statique produite en se brossant les cheveux »… Il se montre ainsi le digne héritier des plus inspirés des pataphysiciens.

Un univers d’une drôlerie douce amère, qui s’enrichit à chaque volume de nouvelles et surprenantes fantaisies.

José Carlos Fernandes

José Carlos Fernandes est une des références majeures de la bande dessinée portugaise. Né en 1964 à Loulé, il se consacre à la BD depuis 1989, date de ses premières publications (des adaptations de Garcia Marquez et de Ray Bradbury). Auteur prolifique, il a depuis signé pas moins de deux mille planches de bande dessinée parues dans des fanzines et sous forme d’albums. Le plus souvent placé sous le signe de l’humour et de l’ironie, le travail de José Carlos Fernandes peut être lu tantôt comme une critique décalée des effets pervers de la société de consommation, du rationalisme et du scientisme, tantôt comme une réflexion relevant de l’art contemporain. Le talent de José Carlos Fernandes s’est définitivement imposé grâce à ce qui constitue (jusqu’ici) son chef-d’oeuvre : A Pior Banda do Mundo (Le plus mauvais groupe du monde). Six volumes ont paru au Portugal depuis 2002. Cette série, d’une grande qualité d’écriture, drôle et érudite, a valu à l’auteur de multiples prix et distinctions et a été publiée en Espagne, au Brésil et en Pologne. Plusieurs histoires ont fait l’objet d’adaptations au cinéma et au théâtre, au Brésil et au Portugal. Salué comme une des meilleurs bande-dessinées de l’année 2009, le premier volume a rencontré en France un véritable enthousiasme critique et public.