William Kotzwinkle

Fan Man (poche)

Poche
Traduit de l’américain par Nicolas Richard
Préface de Kurt Vonnegut
208 pages / 115x175 mm
Prix : 10.70 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782916589824

Fan Man (poche)

« Toute personne qui tentera de trouver une intrigue à cette histoire sera fusillée. » Ce n’est pas un hasard si Kotzwinkle cite volontiers cette phrase de Mark Twain : livre atmosphérique, livre musical, Fan Man correspond parfaitement à l’injonction.

On assiste ici à l’invention d’une figure, qu’on pourrait nommer celle du hippie loser, qui cristallise l’esprit d’une époque, de tout le mode de vie underground de la fin des années 60. Une figure qui connaitra ensuite de nombreux avatars, littéraires ou cinématographiques, jusqu’au Big Lebowski des frères Cohen : un dude, un baron, l’incarnation de la coolitude.

Horse Badorties, individualité à la fois égo et excentrique, à l’allure quasi-clochardesque, sorte de yogi foutraque à l’esprit perpétuellement enfumé, qui monologue, parcourt le New York du East Greenwich Village, au gré de ses obsessions et de ses lubies – avec une idée majeure : réunir une chorale - un love chorus composé de jeunes filles en vue d’un grand concert.

Roman juvénile, roman néanmoins épanoui, Fan Man est comme une parenthèse enchantée, un message sixties enregistré, « une musique qu’on avait jamais entendue avant », comme l’affirme Kurt Vonnegut dans sa préface.

A propos de Fan Man

« Ce héros improbable est certainement un des personnages les plus drôles que vous serez amené à rencontrer dans vos lectures. C’est aussi, à lui tout seul, un véritable hymne à la liberté, à l’insouciance juvénile et à la joie de vivre. »
Histoires d’en rire, revue bibliographique des librairies Initiales.

William Kotzwinkle

Né en 1938 à Scranton, en Pennsylvanie, écrivain plutôt prolifique, auteur, depuis son premier recueil de nouvelles, Elephant Bangs Train, publié en 1971, d’une quarantaine de livres, William Kotzwinkle a touché à presque tous les genres : science-fiction, policier, littérature jeunesse, jusqu’à la novellisation de scénario de quelques uns des grands succès du cinéma américain.

Son œuvre se présente comme une somme de curiosités littéraires, qui vont du récit autobiographique (Le Nageur dans la mer secrète, Actes Sud) au roman noir auquel il adjoint une dose de loufoquerie (Midnight Examiner) ou de fantastique (Le jeu de Trente).

The Fan Man, son troisième livre, publié en 1974, est le fruit de la première partie de son parcours d’homme et d’écrivain. Dans sa jeunesse il étudie le journalisme, le théâtre ; en 1957, il traverse le pays en stop et débarque à New York. Dans les années 60, il exerce divers métiers, écrit pour les tabloïds, vivant à l’heure beatnik de Greenwich Village, dont il saura si bien retranscrire l’atmosphère dans The Fan Man, livre qui lui permettra de gagner la reconnaissance du public underground des années 70 – le roman se taillant peu à peu le statut convoité de « livre culte », statut qu’il conserve jusqu’à aujourd’hui, comme en atteste sa constante réédition aux Etats-Unis.