Stanley Elkin

La seconde vie de Preminger

Roman / Collection Literature
Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Jean-Pierre Carasso
160 pages/140x205 mm
Prix : 18 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782916589831

La seconde vie de Preminger

À 37 ans, Marshall Preminger est un éternel étudiant, un universitaire à la carrière avortée qui peine à terminer sa thèse et s’est peu à peu enfermé dans une solitude qu’il semble accepter sans la questionner. Apprenant la mort de son père, il se rend à Chicago, où celui-ci possédait un appartement au sein d’un condominium, complexe immobilier au fonctionnement très particulier, géré sur un mode communautaire par les copropriétaires. Après des funérailles qui tournent à la farce grinçante, Marshall se découvre l’héritier d’un seul bien, l’appartement. Il décide de s’y installer, pensant qu’un changement de décor l’aidera peut-être à réformer sa vie. Bien au contraire, le spectacle humainement lamentable des habitants du condominium renforce sa détresse nerveuse…

Malgré une dimension hautement burlesque et satirique, La Seconde vie de Preminger, dernière partie de Searches and Seizures, est sans doute le plus sombre des romans courts de cette extraordinaire trilogie, publiée en 1973.

À propos de Stanley Elkin

PDF - 34.2 ko Stanley Elkin, un grand exemple
Enrique Vila-Matas
PDF - 58.7 ko Il faut lire Stanley Elkin
Jean-Pierre Carasso

« Ce que j’ai lu de lui a toujours constitué une source inépuisable d’idées et m’a transmis quelque chose d’essentiel, à savoir une honnêteté littéraire sans faille. Elkin est un grand exemple. »
Enrique Vila-Matas

« L’imagination de Stanley Elkin devrait être déclarée monument national. »
Paul Auster

« Ses romans s’immiscent dans la crudité du quotidien, et son style fait surgir l’absurdité et l’ironie du monde “moderne”. »
Le Monde diplomatique

« Stanley Elkin partage avec Beckett une passion pour l’emphase, la comédie et les stratégies saugrenues, l’union de la finesse d’esprit et du mauvais goût. »
Robert Coover

« À vrai dire, on n’avait jamais rien lu de plus amusant, burlesque en même temps que caustique depuis les romans de l’Irlandais Flann O’Brien. Il y a dans la plume d’Elkin une combinaison redoutable qui n’a pas d’équivalent, même parmi les grands humoristes satiristes juifs. »
Benjamin Berton, fluctuat.net

Stanley Elkin

Né à Brooklyn en 1930 et disparu en 1995, année où son dernier roman, Mrs. Ted Bliss, lui valut le National Book Critics Circle Award pour la deuxième fois, Elkin fit sa carrière loin de New York, confortablement caché au fin fond du Midwest.

Elkin n’était pas drôle et sérieux, il était, selon les pages, drôlement sérieux ou sérieusement drôle - une formule en américain dans le texte existe : « A Serious funny writer ». De même, ses histoires sont simultanément banales et majestueuses, absurdes et signifiantes, paraboliques et douloureusement réalistes. Son sujet était l’homme (américain) de son époque dans tous ses vices et sa splendeur pathétique. Ses personnages toujours ambigus sont aux prises avec des conjonctures dantesques, mais ils ne prononcent jamais une seule sentence métaphysique. Les intrigues d’Elkin sont redoutablement édifiées, mais elles ne sauraient en aucun cas se priver de leurs détours, anomalies et flottements. Ses romans prennent des airs de critique acerbe de l’âge pop, mais ils tournent le dos à la cohérence obligée des romans sociaux et propres sur eux.