Beppe Fenoglio

Le printemps du guerrier

Collection Letteratura
Traduit de l’italien
par Monique Baccelli
112 pages / 115 x 175 mm
Prix : 10 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782366240764

Le printemps du guerrier

« Résistant, comme poète, est un mot absolu » écrivit un jour Beppe Fenoglio, qui se rêvait soldat dans l’armée idéale de Cromwell, avec la Bible dans sa musette et son fusil en bandoulière et qui dut en partage affronter la sordide réalité du fascisme. Au croisement de l’autobiographie, du témoignage et de l’aventure romanesque, Le Printemps du guerrier, livre d’hommes et de paysages en guerre, relate avec une exigence morale sans faille et à travers les nobles yeux de Johnny – jeune recrue piémontaise – la déroute pathétique de l’armée royale italienne ; le gris-vert de l’occupation allemande et les rumeurs du débarquement allié ; Rome ville ouverte, Mussolini à Salò et le maquis pour la Résistance…

À propos de Le printemps du guerrier

« Ce fut le plus solitaire de tous qui réussit à écrire le roman dont nous avions tous rêvé... »
Italo Calvino

« Fenoglio est l’un de ces auteurs qui laissent parler les faits, accordent un soin tout particulier à la mise en scène et au montage de la narration – bref, qui parviennent à transformer le quotidien en poésie. »
Eugenio Montale

« Un livre magnifique où les rapports humains sont présentés dans toute leur impitoyabilité, tant entre maris et femmes qu’entre pères et fils. »
Elio Vittorini

« Lors de mes voyages à travers le monde, il arrive qu’on me demande qui sont selon moi les grands de la littérature italienne. Les gens s’attendent à ce que je réponde Calvino, ça les rassure. Mais moi je ne cite jamais Calvino, à la place je réponds invariablement : « Fenoglio, bien entendu. »
Alessandro Baricco

« Fenoglio ne s’embarrasse pas d’artifices littéraires. Son écriture précise, concise, a souvent le don du naturel et la vitalité de la parole, intérieure ou dialoguée. »
Le Matricule des Anges

Beppe Fenoglio

Beppe Fenoglio est né à Albe (Piémont) en 1922. C’est dans cette région que « le plus solitaire de nous tous », comme le désignait Calvino, écrira les trois romans publiés de son vivant – Les Vingt-trois jours de la ville d’Albe, Le Mauvais sort et Le Printemps du guerrier. Il meurt prématurément à l’âge de 41 ans. Son oeuvre, largement posthume, est aujourd’hui considérée comme l’une des plus importantes de la littérature italienne d’après-guerre.