Federico De Roberto

La Peur

Collection Letteratura
Traduit de l’italien par Muriel Gallot
112 pages / 115 x 175 mm
Prix : 10 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782366240825

La Peur

La guerra in alta quota, la guerre en altitude, fut une des caractéristiques de celle que livrèrent les Italiens entre 1915 et 1918 à leur ennemi héréditaire l’Autriche-Hongrie. Deux nouvelles de Federico de Roberto, La Peur et Le Voeu ultime en témoignent, situées dans le décor grandiose de Dolomites, durant l’hiver 1917. Récits en miroir, récits contradictoires où se confrontent la peur animale de l’homme et l’amor patriae du héros, sur le rythme lancinant d’une chanson alpine, Il testamento del capitano.

À propos de La Peur

La Grande Guerre dans deux nouvelles de Federico De Roberto.
Muriel Gallot, altritaliani.net

Federico De Roberto

Né à Naples en 1861 au sein d’une famille de la noblesse sicilienne, Federico De Roberto abandonne ses études de mathématiques et de physique à vingt ans pour se consacrer entièrement à son activité littéraire et journalistique. Fervent défenseur de la poésie naturaliste et vériste, De Roberto en appliquait rigoureusement les règles, portant à l’extrême l’aspect impersonnel du narrateur et l’observation rigoureuse des faits. Il se tourne progressivement vers la prose et, transféré à Milan, il est introduit par le biais de Verga dans le milieu artistique et littéraire italien. Quand éclate la guerre de 14, Federico De Roberto est trop âgé pour être envoyé au front ; cependant, entre 1919 et 1923, neuf nouvelles de guerre paraissent dans différents revues – des oeuvres engagées, soigneusement documentées et infiniment ontemporaines que l’on pourrait prendre pour des témoignages vécus. Mort en 1927, ce grand écrivain passe pour l’un des représentants les plus caractéristiques du vérisme italien, aux côtés de ses maîtres, Giovanni Verga et Luigi Capuana. Il est le maillon qui conduit à Pirandello, Lampedusa, Sciascia ou encore Consolo.