Milena Jesenská

Vivre (poche)

Collection Literatura
Traduit du tchèque par Claudia Ancelot
400 pages / 115 x 175 mm
Date de sortie : août 2016
Prix : 12 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782366242218

Vivre (poche)

« Toi, si vivante, et qui vit à de telles profondeurs », écrivit un jour Kafka dans l’un des fameux « baisers » épistolaires adressés à celle qui fut sa première traductrice et sa muse, Milena. Sous le souffle tumultueux de l’histoire, son prénom, le visage mythifié de ses quinze ans, ont éclipsé les aspérités d’une personnalité complexe, que le Prague des années 1920 préférait surnommer « La Jesenská ». Fantasque, émancipée, douée d’un sens de l’observation acéré, Milena Jesenská traverse le chaos du XXe siècle les yeux grands ouverts, témoin privilégié de l’ascension du nazisme. Publiées sous de multiples identités, ses chroniques – parfois frivoles, souvent d’une gravité et d’une intuition déroutantes – croquent les attitudes versatiles de ses contemporains, explorent les no man’s land de l’exil, s’engagent, interrogeant sans trêve les racines de l’absurde. Milena Jesenská est morte dans le camp de concentration de Ravensbrück en 1944.

Milena Jesenská

Grand amour de Kafka, connue surtout à travers les fameuses Lettres à Milena, celle dont l’éclat des yeux « supprime la douleur du monde » fut avant tout une journaliste hors du commun. Milena Jesenská (1896-1944), amie de Max Brod, Franz Werfel et Karel Capek, était une femme de son temps, indépendante, excentrique, et douée d’une extraordinaire sensibilité, d’une finesse et d’une intelligence sans pareilles. Arrivée à Vienne dans l’entre-deux-guerres, elle enchaîne les petits boulots et écrit ses premiers articles. Parallèlement, elle découvre les nouvelles de Kafka, qu’elle décide aussitôt de traduire, et rencontre le mythique écrivain avec qui elle entretiendra une relation épistolaire jusqu’à ce qu’il mette un terme à leur passion déchirante. De retour à Prague en 1926, elle s’engage dans le Parti communiste puis entre dans la Résistance après la signature des Accords de Munich, ce qui lui vaudra, en plus de ses articles pour le compte d’un journal clandestin, d’être arrêtée par la Gestapo et enfermée au camp de Ravensbrück, où elle mourra le 17 mai 1944.