Ivan Brunetti

Schizo 4

Bande Dessinée / États-unis
Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
380x280 mm / 32 pages
Couverture couleur, intérieur couleur.
Prix : 15.30 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782916589299

Schizo 4

Publié selon les vœux de l’auteur à l’exacte réplique de l’édition américaine, un très grand format tout en couleurs, ce quatrième volume de Schizo donne un nouvel aperçu du génie comique et de la profondeur du désespoir d’Ivan Brunetti. Après l’échec de son mariage, il vit seul, avec un chat et un mannequin, Iris, en guise de substitut de présence féminine. En marge des planches autobiographiques, Brunetti cultive sa nostalgie en évoquant des artistes dont le destin funeste ou les tendances mélancoliques le touchent particulièrement tels que Louise Brooks, Françoise Hardy, Mondrian, Satie ou Kierkegaard. Des variations sur l’absurdité de l’activité artistique qui se poursuivent à travers une dernière série de planches, entièrement muettes, dans un style épuré et stylisé. Le livre s’ouvre sur un hommage à Charles Schulz : jamais Brunetti n’aura été aussi proche de l’humour élégant de son maître que dans ce Schizo # 4, moins rageur et violent dans l’expression que ses opus précédents, mais toujours aussi percutant dans sa vision acide de l’existence humaine.

Ivan Brunetti

Ivan Brunetti est indéniablement l’une des figures majeures du comics underground des années 90/2000, bien qu’il demeure « le secret le mieux gardé de la BD américaine » selon Chris Ware. L’hommage de cet autre créateur de génie n’a rien de surprenant : les deux auteurs ont beaucoup en commun, à la fois par leur sensibilité et leur vision, résolument noire, de la vie en général, et par leur exigence artistique. Grand admirateur du créateur de Peanuts, Charles Schulz, Ivan Brunetti publie régulièrement des illustrations et des strips dans divers journaux et magazines tels que The New Yorker, The New York Times, McSweeney’s… Il enseigne à l’université Columbia de Chicago, où il a organisé en 2005 une grande exposition de bande dessinée intitulée The Cartoonist’s Eye, travail qui s’est poursuivi par la direction de deux volumes anthologiques aux presses universitaires de Yale. À sa sortie, Misery Loves Comedy a obtenu un vif succès critique et populaire couronné par une selection au festival d’Angoulème ou Ivan Brunetti était un des invités officiels.