José Carlos Fernandes

Le plus mauvais groupe du monde (épisodes 5 et 6)

Bande Dessinée
Traduit du portugais par Dominique Nédellec
Couv. et Int. couleurs
112 pages / 170 x 245 mm
Prix : 18 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782366240306

Le plus mauvais groupe du monde (épisodes 5 et 6)

5. Le dépôt central des rebuts
6. Les archives du prodigieux et du paranormal

Dans ce volume qui regroupe « le dépôt central des rebuts » et « les archives du prodigieux et du paranormal », José Carlos Fernandes parcoure une dernière fois les arcanes loufoques et étranges du monde qu’il a créé.

Ces deux derniers tomes conservent la structure des précédents : de petites chroniques de deux pages mettant en scène les personnages habituels de la série, les membres du plus mauvais groupe du monde et leurs concitoyens. Dans une cité rappelant une ville américaine des années 1950, José Carlos Fernandes scrute les petites folies ordinaires des habitants. Obsédés par leurs paranoïas, leurs angoisses nocturnes, leur persistante nostalgie, les personnages, irrémédiablement seuls, tentent de donner un sens à leur vie, de « rentabiliser leurs existences », d’expliquer l’inexplicable. Leur profond désarroi culmine dans le dernier tome avec les « archives du prodigieux et du paranormal » ; les frontières de la réalité s’estompent, des univers parallèles se croisent, le rêve rattrape le monde réel, et l’absurdité de la vie se fait plus tenace.

Le cinquième tome a pour axe principal les tribulations de la poste et les échanges épistolaires des habitants. Des correspondances amoureuses exotiques, ratées ou perdues, aux incongruités des prospectus publicitaires, en passant par les chaînes de lettres et les cours par correspondance, José Carlos Fernandes montre l’influence de ces morceaux de papier dans la vie quotidienne. Le « dépôt central des rebuts », où sont entassés les courriers égarés, symbolise l’absurdité des aléas postaux. L’unique employé prend très à coeur le rôle de ces archives de l’infortune et des missives perdues qui, pour certaines, auraient pu changer le cours d’une vie.

Comme toujours passent dans ce dernier volume divers personnages atteints de surprenantes lubies : un collectionneur de tickets de file d’attente, des nostalgiques capillaires qui démasquent les imposteurs portant des perruques, des critiques écrasés par la culpabilité de briser des carrières d’écrivains… Cet album clôt une série d’une drôlerie douce amère, qui jusqu’au bout ne manquera pas de réjouir le lecteur par ses nouvelles fantaisies.

À propos des volumes précédents :

« José Carlos Fernandes déploie, avec une rigoureuse fantaisie, un sens de l’absurde étincelant. »
Jean-Claude Loiseau, Télérama

« Plongée fascinante et poétique dans une ville où règnent le décalage et l’absurde (...). Ce voyage à la fois kafkien et borgésien, où la musique est omniprésente, est emplie de trouvailles poétiques, drôles et douces-amère, qui témoignent de la fabuleuse inventivité de leur auteur. »
Anne-Claire Norot, Les Inrockuptibles

« Cela aurait pu être un roman de Boris Vian. C’est inquiétant, farfelu et jubilatoire. »
Jean-Christophe Ogier, France Info

« Un des ouvrages les plus originaux et les plus réussis de ces dernières années, à ne rater sous aucun prétexte ! »
Canal BD

José Carlos Fernandes

José Carlos Fernandes est une des références majeures de la bande dessinée portugaise. Né en 1964 à Loulé, il se consacre à la BD depuis 1989, date de ses premières publications (des adaptations de Garcia Marquez et de Ray Bradbury). Auteur prolifique, il a depuis signé pas moins de deux mille planches de bande dessinée parues dans des fanzines et sous forme d’albums. Le plus souvent placé sous le signe de l’humour et de l’ironie, le travail de José Carlos Fernandes peut être lu tantôt comme une critique décalée des effets pervers de la société de consommation, du rationalisme et du scientisme, tantôt comme une réflexion relevant de l’art contemporain. Le talent de José Carlos Fernandes s’est définitivement imposé grâce à ce qui constitue (jusqu’ici) son chef-d’oeuvre : A Pior Banda do Mundo (Le plus mauvais groupe du monde). Six volumes ont paru au Portugal depuis 2002. Cette série, d’une grande qualité d’écriture, drôle et érudite, a valu à l’auteur de multiples prix et distinctions et a été publiée en Espagne, au Brésil et en Pologne. Plusieurs histoires ont fait l’objet d’adaptations au cinéma et au théâtre, au Brésil et au Portugal. Salué comme une des meilleurs bande-dessinées de l’année 2009, le premier volume a rencontré en France un véritable enthousiasme critique et public.