André Baillon

Baillon 2

Roman / Collection littérature
582 pages / 140 x 205 mm
Prix : 24 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782366240269

Baillon 2

Histoire d’une Marie d’abord - son chef d’oeuvre pour beaucoup - ou l’histoire de Marie Vandenberghe, sa première épouse (Marie Guyot dans le livre) : son coeur simple, son passé de prostituée à Londres…sa rencontre avec André, (Henry Boulant dans le livre) écrivain torturé, égoïste, qui la persécute autant qu’il se persécute lui-même. Au cours du dernier chapitre, écrit entièrement au conditionnel, il offre à Marie le livre qui raconte sa vie et qui n’aurait jamais vu le jour sans le sacrifice de leur relation. « (…) Ni thèse, ni roman, ni littérature. Alors ? (…) Ce livre est un cri. »

Zonzon Pépette explore dans son langage original et ses multiples renvois intertextuels à Dostoïevski le monde interlope des filles et des maquereaux. Zonzon, fleur de bitume formée à Belleville, et ses histoires londoniennes de julots, de marlous, de rivalités entre filles, de coups de surin, de cambriolages… Zonzon, son ventre balafré, son bagout de camelot, sa vie et ses idées qui râpent comme son argot…

Écrit à la première personne et conçu comme une mosaïque de brefs croquis et de tableaux, En sabots narre les aventures rustiques du citadin André Baillon, locataire aux cotés de Marie d’une petite maison dans la lande, à Westmalle : un lieu pour écrire en toute tranquillité. En fin de compte, son élevage de pondeuses ne lui laisse jamais les mains libres et il ne rêve que d’entrer au couvent, chez ses voisins les trappistes.

A propos de Baillon 2

« Il est clair qu’André Baillon est un cas. Difficile de dire en revanche s’il entre dans la catégorie des cas pathologiques voués quoi qu’il en soit au désastre, ou d’un simple condensé de malchances, assis sur un tempérament sulfureux. On lui trouve parfois de faux airs à Artaud, n’était ce menton en galoche et ces rondeurs faciales qui n’ont rien d’Antonin. L’un comme l’autre, ils ont croisé les bras sous les fermes toiles de la camisole et, l’un comme l’autre, sont restés des repères. Repère pas assez fréquenté dans le cas de Baillon qui, parmi les grands écrivains belges du siècle dernier, n’a peut-être pas tout à fait retrouvé le plein usage de sa postérité. »
Eric Dussert, le Matricule des anges

André Baillon

Né à Anvers en 1875, André Baillon, orphelin à six ans, est recueilli par sa tante qui l’envoie aussitôt en pension. Chez les soeurs comme chez les jésuites sa conduite lui vaut d’être renvoyé. Ses études secondaires terminées, André noue une liaison avec une prostituée avant d’être exclu de l’université. Rosine le quitte après avoir dilapidé son héritage. Baillon se jette à la mer, on le sauve.

En 1901, il rencontre Marie Vandenberghe, une ancienne prostituée , qu’il épouse un an plus tard. Après une succession de crises de neurasthénie, il loue avec elle une petit maison à Westmalle et se lance dans l ‘élevage de poules ; un échec. Retour à Bruxelles. En 1912, le journaliste sans grade s’éprend d’une pianiste célèbre, Germaine Lievens. Au cours de quatre années prodigieuses, il écrit presque d’une traite Histoire d’une Marie, En Sabots, Délire, Par fil spéciale et Zonzon Pépette. Il s’identifie si bien au héros criminel de ce dernier roman, que Germaine, victime à son tour d’une grave dépression le quitte. Il retrouve Marie au lendemain de l’armistice. Il a quarante cinq ans quand son premier roman En sabots - est édité à Bruxelles. S’ensuit une tentative parisienne de ménage à trois, tumultueuse : Marie renonce.

Il se lance en 1923 dans une relation compliquée et ambiguë avec sa belle fille âgée de seize ans : il sombre moralement et est interné dans le service psychiatrique de la Salpetrière, reçoit son premier prix littéraire sur son lit d’hôpital. Il trouve dans ce séjour l’inspiration de trois romans, Un homme si simple, Le Perce-oreille du Luxembourg et Chalet 1.

À sa sortie d’hôpital, André écrit et vit en ermite pendant quelques années. En 1930, il noue une liaison dévorante avec un écrivain bruxellois, Marie de Vivier, une admiratrice. Ils échangent des centaines de lettres, essayent de se tuer l’un l’autre, organisent en duo leur suicide, se ratent, tentent en vain de se suicider séparément. Marie de Vivier entre finalement dans un hôpital psychiatrique. Baillon inonde sa propre chambre de fleurs et absorbe une overdose de somnifère. Il meurt le 10 avril 1932 à l’hôpital de Saint–Germain-en-Laye où Germaine l’a fait transporter.