Manuel Daull

Les oiseaux, peut-être

Roman / Collection Littérature
115 x 175 mm / 64 pages
Prix : 8.20 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782916589534

Les oiseaux, peut-être

Un hôtel, à la lisière d’une forêt. La présence des oiseaux, peut-être trop bruyante, trop oppressante : on parle de s’en débarrasser. Ce décor un peu suranné, pas vraiment situable dans le temps, peut évoquer l’atmosphère d’oeuvres comme L’année dernière à Marienbad de Robbe Grillet et Resnais ou Détruire dit-elle de Duras. Cette courte fiction pourrait d’ailleurs se lire comme une forme d’hommage au nouveau roman. On ne saura très peu, presque rien, des trois personnages réunis dans ce même hôtel. Pierre Lorenz semble fasciné par Orlane Dubois, qui part chaque jour vers la forêt. Mathilde Léger observe le manège, est attirée par l’homme, lui déclare brutalement son désir. Pierre Lorenz est sujet à la narcolepsie, la maladie du sommeil : une trop vive émotion l’endort, il s’absente. Croisements muets, jeux de regards, bribes de conversations, fragilités inavouées : un drame incertain se joue au sein de ce trio, des histoires d’amour et de désir, sans véritable conclusion. Débuté au présent, le texte s’achève au conditionnel, comme pour clore sur une ouverture.

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Extrait

Manuel Daull

Né en 1966, Manuel Daull vit et travaille à Besançon – il est libraire aux Sandales D’Empédocle. Il poursuit un travail d’écriture multiforme, ses recherches formelles l’apparentant souvent à la poésie, parfois aussi à l’art contemporain, au gré de collaborations menées avec divers artistes. Il accorde une place importante à la lecture comme performance et connaıt depuis quelques années une véritable reconnaissance dans ce domaine. Depuis les années 90, il publie régulièrement en revues. Ses livres les plus récents sont parus aux éditions Dernier Télégramme (Nos besoins d’attachement sont aussi ceux de rupture, et Louna), et aux éditions Mix (Brutal).