Don Carpenter

Deux comédiens

Collection Literature
Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Céline Leroy
224 pages / 140 x 205 m
Prix : 21 euros
Disponibilité : août
ISBN : 9782366240955

Deux comédiens

David Ogilvie et Jim Larson, comédiens et amis de longue date, forment un duo comique à succès depuis les années soixante, dans la tradition de Dean Martin & Jerry Lewis. Chaque été, David grimpe dans son Alpha et quitte sa maison de Sonoma Mountain, non loin de San Francisco, pour s’en aller rejoindre Jim et les ors de Los Angeles ; le temps de tourner un film puis d’assurer le spectacle à Las Vegas. Chaque année, la même folie du showbiz les attend, les mêmes pressions, le trac maladif de David qui songe à tirer sa révérence, les frasques de Jim, qui confinent à l’autodestruction ; les mêmes plaisirs partagés aussi, qui momentanément guérissent de tout : les bars, l’extravagance des soirées hollywoodiennes, la drogue, les filles, la magie du public… la célébrité dans tous ses états.

Carpenter, qui aura passé douze années de sa vie à pousser les portes des coulisses de Hollywood, embrasse l’extraordinaire histoire d’amitié de ces duettistes et décrit sans moralisme, cynisme ni naïveté les fastes et abîmes de cette Babylone américaine. En dépit des doutes et des fêlures qui habitent ses personnages, une énergie irrésistible émane de ce roman, baigné du soleil radieux de la Californie.

À propos de Deux comédiens

« Le meilleur roman qu’il m’ait été donné de lire sur Hollywood. »
Norman Mailer

« J’ai lu Deux Comédiens et Sale temps pour les braves... et pensé que cela faisait deux chefs-d’œuvre à la suite. »
Jonathan Lethem

À propos de La Promo 49

« Un talent stupéfiant, et surtout un style dingue : une précision ultime, une musicalité exceptionnelle. L’élégance incarnée. On raconte qu’on le surnommait “l’écrivain pour les écrivains”, tant sa plume était parfaite. Il est temps que le public, lui aussi, goûte son oeuvre. »
Nicolas Ungemuth, LE FIGARO MAGAZINE

« Des instantanés en noir et blanc, des petits riens saisis parcequ’ils changent tout.. Carpenter a l’art de l’économie, une phrase suffit à dessiner le dehors et le dedans. »
Thomas Stelandre, LIBÉRATION

« Drôle, mélancolique et parfaitement agencé, La Promo 49 confirme tout le bien que l’on pouvait penser de Carpenter après Sale temps pour les braves. »
Alexandre Fillon, LIVRES HEBDO

« Portés par la plume désenchantée d’un écrivain qui avait en 1949 l’âge de ses personnages, vingt-quatre vignettes font revivre l’ivresse et les détresses de l’adolescence, la virulence du désir, l’élan des engouements grégaires et la cruauté des échecs secrets, la sécheresse de l’écriture ayant pour effet de souligner la profondeur des solitudes individuelles dont est tissé ce poignant portrait de groupe. »
Bruno Joffin, LES INROCKS

À propos de Sale temps pour les braves

« Cet américain est le chaînon manquant entre John Fante et Richard Price. Une révélation. »
Raphaëlle Leyris, LE MONDE

« Le chef d’oeuvre de Don Carpenter est enfin traduit en français. Derrière ce titre aux faux airs de polar, se cache effectivement une pépite. »
Nathalie Crom, TÉLÉRAMA

« En lisant ce roman intense, brutal, on pense aussi à Eddie Bunker, à sa jeunesse brisée, lui qui connut, comme Jack, l’enfer de San Quentin et réussit, comme lui, à s’en sortir meilleur. »
Bruno Corty, LE FIGARO

« Un grand texte noir injustement oublié, un splendide roman de chair et de sang. »
Étienne Ducroc, TECKNIKART

« 340 pages de beauté pure et dense, de fiction en prise avec le réel le plus rugueux (...) un chef d’oeuvre. »
Christine Marcandier, MEDIAPART

Don Carpenter

Né à Berkeley en 1931, Don Carpenter a passé les premières années de sa vie en Californie avant de s’installer à Portland, Oregon. Engagé dans l’armée de l’air durant la guerre de Co- rée, il stationne un moment à Kyoto, et s’éprend de culture japonaise. De retour aux USA, il se marie en 1956 puis part vivre à San Francisco. Conforté par le succès de Sale temps pour les braves, il délaisse l’enseignement pour se consacrer à l’écriture, se mêle à l’extraordinaire effervescence de la scène littéraire locale. Il travaille comme scénariste pour Hollywood, longue et pénible expérience, féconde en revanche sur le plan littéraire, puisqu’il y trouvera l’inspiration de trois romans. Divorcé au milieu des années 70, accablé par la maladie dès le début des années 80, une décennie assombrie par le suicide de son grand ami Richard Brautigan, Don Carpenter mène dès lors une vie d’ermite et d’écrivain dans son petit appartement de Mill Valley, non loin de la baie. C’est là qu’il met fin à ses jours en 1995. Fridays at Enrico’s, roman inédit sorti cette année aux États-Unis - son édition confiée à Jonathan Lethem - sera la prochaine des oeuvres de Carpenter à paraître aux éditions Cambourakis.