Roulements de tambours pour Rancas

12,50

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Ce livre est la chronique désespérément vraie d’un combat solitaire : celui que livrèrent dans les Andes centrales, entre 1950 et 1962, les hommes de quelques villages visibles seulement sur les cartes d’état-major des détachements qui les rasèrent.

Ainsi les paysans de Rancas s’efforcent-ils de déjouer la cupidité d’une puissante compagnie minière américaine résolue à les chasser de leurs terres avec la bénédiction des autorités centrales, dont le mépris pour les indigènes des hauts plateaux ne cesse de croître. Symbolisée par une envahissante clôture qui vient progressivement encercler la totalité de la commune pour l’isoler, l’expropriation apparaît aussi menaçante qu’arbitraire.
Dans ce récit puissamment romanesque, Manuel Scorza superpose avec brio banalité du quotidien et bravoure d’une résistance imprégnée d’autant de courage que de superstition, pour rendre compte de l’injustice faite aux peuples indigènes et à leur culture, sans jamais se départir d’un humour salvateur lié à son époustouflante inventivité langagière.

Parution le 3 avril 2024
312 pages / 115 x 175 mm
12,50 euros TTC
ISBN 978-2-36624-877-7

  

Auteur·trice

Manuel Scorza

Manuel Scorza est né au Pérou en 1928. Après avoir effectué sa scolarité au col- lège militaire Leoncio Prado, il entre à l’Université San Marcos de Lima en 1945. Il devient rapidement activiste politique et est contraint à l’exil (au Mexique puis en Bolivie) en 1948, sous la dictature militaire de Manuel A. Odría, qui avait renversé la République. C’est depuis le Mexique qu’il publie ses premières œuvres. Ce n’est qu’en 1958, à la chute de la dic- tature, qu’il retourne au Pérou. Il y pour- suit son travail d’écriture mais aussi d’éditeur, en favorisant la diffusion d’au- teurs latino-américains à destination des classes modestes. Mais en 1968, après avoir soutenu les mouvements paysans andins « indigénistes », il est une fois de plus contraint à l’exil et s’installe à Paris. Il y compose l’essentiel de son œuvre en prose. Il meurt en 1978, dans le crash d’un avion reliant Bogota à Madrid, en même temps que l’écrivain mexicain Jorge Ibargüengoitia.

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