Garabombo l’invisible

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Sur les hauts plateaux du Pérou, un homme décharné sort de prison. Descendant des cultures précolombiennes, Garabombo est manœuvre presque esclave dans les 
exploitations agricoles des grands propriétaires, usurpateurs des terres de son peuple. Mais Garabombo est un être mythique, autant pour ses ennemis que pour ses compagnons d’armes, car la peur qu’il inspire le rend invisible – ce qui s’avère avantageux pour mener une guérilla. D’autant que la lutte ne faiblit pas et cette fois, les comuneros marcheront sur les haciendas quoi qu’il en coûte.
Après Roulement de tambours pour Rancas, ce récit témoigne du dernier massacre des Quechuas et raconte la violence de l’expropriation, le mépris des juges et des puissances d’argent, tout en choisissant de les transfigurer dans un récit épique, au style baroque, et à la malice sans réserve. Car sur la cordillère, le monde échappe à toute logique traditionnelle : les chevaux parlent, les oreilles se détachent des têtes, les bossus se métamorphosent en princes. Alors peut-être peut-on espérer, avec Scorza, que le merveilleux et le rire l’emporteront toujours.

Parution le 4 mars 2026
368 pages / 115 x 175 mm
13,50 euros TTC
ISBN : 978-2-38669-142-3

Auteur·trice

Manuel Scorza

Manuel Scorza est né au Pérou en 1928. Après avoir effectué sa scolarité au col- lège militaire Leoncio Prado, il entre à l’Université San Marcos de Lima en 1945. Il devient rapidement activiste politique et est contraint à l’exil (au Mexique puis en Bolivie) en 1948, sous la dictature militaire de Manuel A. Odría, qui avait renversé la République. C’est depuis le Mexique qu’il publie ses premières œuvres. Ce n’est qu’en 1958, à la chute de la dic- tature, qu’il retourne au Pérou. Il y pour- suit son travail d’écriture mais aussi d’éditeur, en favorisant la diffusion d’au- teurs latino-américains à destination des classes modestes. Mais en 1968, après avoir soutenu les mouvements paysans andins « indigénistes », il est une fois de plus contraint à l’exil et s’installe à Paris. Il y compose l’essentiel de son œuvre en prose. Il meurt en 1978, dans le crash d’un avion reliant Bogota à Madrid, en même temps que l’écrivain mexicain Jorge Ibargüengoitia.

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