Sindbad ou la nostalgie

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Rêveur cynique insaisissable et personnage culte de l’œuvre de Gyula Krúdy, Sindbad rend visite aux femmes qu’il a aimées puis abandonnées au cours de sa vie pluriséculaire, espérant s’absoudre de son comportement d’antan. À travers ce pèlerinage de vétéran séducteur, de Budapest en petites villes de province où le passé, pris dans la neige, est conservé intact, le marin de terre dessine les contours accidentés d’une géographie sentimentale. Les étapes en sont des églises, des cimetières, des fenêtres, ou encore les rives du Danube, autant d’endroits où la mélancolie tapisse le réel – jusqu’à se substituer à lui. Mensonges et vérités, ironie et nostalgie s’entremêlent jusqu’à se confondre en une seule émotion évanescente qui n’a d’existence que dans l’écriture envoûtante de Krúdy.

Gyula Krúdy est né en 1878 d’un père avocat et d’une mère issue du monde rural. Il s’installe à Budapest en 1896 et devient très populaire grâce à Sindbad. Auteur de près de 90 romans, plus de 2 500 nouvelles et plusieurs milliers d’articles de journaux, il s’inspire de ses origines terriennes qui resurgissent ici ou là dans son œuvre, tout en excellant dans la description de la vie de la capitale, du pittoresque de ses quartiers et de leurs habitants. Malgré le soutien de nombre d’écrivains renommés, il meurt en 1933 dans un état d’extrême pauvreté.

 

Traduit du hongrois par Juliette Clancier
Préface de Jean-Luc Moreau
Date de parution le 4 novembre 2020
240 pages / 115 x 175 mm
10 euros ttc
ISBN 978-2-36624-532-5

  

Auteur·trice

Gyula Krúdy

Il fut l’une des figures les plus marquantes de la littérature hongroise du début du XXe siècle. À l’inverse de ses brillants contemporains, Kosztolanyi, Füst ou Karinthy, Krúdy n’appartient pas au fameux cercle de la revue Nyugat, qui publia cependant certains de ses textes. Né d’amours ancillaires, ses origines le rattachent à la fois à l’aristocratie – du coté de son père – et à la paysannerie – du coté de sa mère. Il vécu à Budapest, même si ses origines terriennes resurgissent ici ou là dans son œuvre, au gré des aller et retours vers la campagne qu’effectuent ses personnages, essentiellement citadins. Lui-même bon vivant, joueur, amateur de bonne chère, Krúdy excelle dans la description de la vie de la capitale, le pittoresque de ses quartiers et de leurs habitants. Auteur de près de 90 romans, plus de 2 500 nouvelles et plusieurs milliers d’articles de journaux, il meurt en 1933 dans un état d’extrême pauvreté, malgré le soutien de nombre d’écrivains renommés. C’est l’un des maîtres de Sandor Marai, qui lui rend hommage dans le roman Dernier jour à Budapest (traduction de Catherine Fay) paru aux éditions Albin Michel en 2017.

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