Ce que ça fait de descendre le pierrier de ressentir l’humidité d’entrer dans la yourte en laissant entrer le chat de sentir que quelqu’un·e a allumé le poêle il n’y a pas si longtemps de parler au chat de tenter d’allumer la lumière qui ne s’allume pas d’allumer son ordinateur qui s’allume bien et de le refermer avant même qu’il ne se soit complètement mis en route pour aller dehors s’assoir sur la palette en bois face aux champs non exploités dos à la forêt et dos à la yourte cachée –
Un récit poétique dans lequel les personnages forment une communauté impalpable, un groupe qui trouve un lieu au milieu d’une forêt et décide de s’y installer en plongeant les mains dans la matérialité du quotidien pour inventer d’autres formes de vie et bidouiller dans les interstices laissés par le capitalisme.
Céline Dauvergne montre avec maestria comment on peut avec humour et espièglerie écrire de la poésie qui se lit comme un récit, mener une réflexion politique à travers l’expérience de la langue, et faire du quotidien une aventure.

