L’Autobiographie d’Alice B. Toklas

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Je suis assez bonne ménagère et assez bonne jardinière et assez bonne couturière et assez bonne secrétaire et assez bonne éditrice et assez bonne vétérinaire pour chien et il faut que je sois tout cela tout à la fois et j’ai trouvé difficile d’y ajouter assez bonne écrivaine.
Il y a six semaines Gertrude Stein m’a dit, je n’ai pas l’impression que vous allez vous mettre à écrire cette autobiographie. Vous savez ce que je vais faire. Je vais l’écrire pour vous. Je vais l’écrire aussi simplement que Defoe l’autobiographie de Robinson Crusoé. Et c’est ce qu’elle a fait et la voici.

Consciente de la position cruciale d’Alice B. Toklas à ses côtés et réticente à l’idée d’écrire son autobiographie, Gertrude Stein recourt à un astucieux retournement littéraire pour rendre compte des années capitales de sa vie parisienne, depuis son arrivée en 1903 jusqu’à l’après Première Guerre mondiale : adopter le point de vue de sa fidèle compagne, qui la connaissait mieux que quiconque, pour faire son propre portrait. Se dévoile ainsi, à travers de vifs et volubiles échanges, la personnalité de celle qui est indéniablement devenue une patronne des arts, adepte du Salon des indépendants, contribuant à faire découvrir nombre d’artistes avant-gardistes, notamment cubistes, qu’elle a imposés sur la scène artistique internationale.
Un portrait savoureux et vivant qui constitue un document de premier ordre sur cette époque effervescente et fondatrice du Paris des années 1920, servi par une nouvelle traduction totalement fidèle au rythme et à l’écriture de Gertrude Stein.

 

Date de parution : 06 octobre 2021
Traduit de l’anglais (États-Unis) et annoté par Martin Richet
352 pages / 140 x 205 mm
24 euros ttc
ISBN 978-2-36624-600-1

Auteur·trice

gertrude stein cambourakis

Gertrude Stein

Née en Pennsylvanie en 1874, Gertrude Stein s’installe en France avec son frère Léo en 1903. Elle s’intéresse à la peinture et devient parmi les mécènes les plus importants de la place parisienne, se démarquant par sa prédilection pour la radicalité artistique, notamment le cubisme. Avec Alice B. Toklas, elles animent un salon dans leur appartement rue de Fleurus, véritable rendez-vous de peintres (Picasso, Matisse, Derain...) mais aussi, dans les années 1920, des écrivains américains de la « génération perdue ». Elle-même écrit énormément, s’essayant à différents genres qu’elle réinvente toujours à sa manière, faite de répétitions et d’agrégations de propositions qui tordent la grammaire et en mettent au jour les mécanismes. Elle est morte à Paris en 1946. Son œuvre est traduite aux éditions Cambourakis par Martin Richet.
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